Hier soir, j’ai feuilleté plusieurs dictionnaires à la recherche de la définition du populisme. En synthèse, être populiste, c’est en appeler directement au « peuple » pour justifier des postures (ou des actions) le plus souvent dirigées à l’encontre des institutions. Le « peuple » comme l’expression d’une seule volonté et de sentiments identiques, telle une force quasi naturelle incarnant la morale et l’histoire.
C’est alors que je me suis demandé si la France, avec sa présidentielle, n’était pas une fabrique à populisme ?
Peut-être, en ce sens où dans le cadre de l’élection du président, les candidats cherchent à favoriser un rapport direct avec le peuple. Et quand on en appelle directement au peuple, ce n’est pas toujours la sagesse qui parle, surtout quand l’appel du politique est infantilisant, démagogique ou réducteur. 2002 l’aura démontré, avec l’éparpillement des votes aux extrêmes, doublé d’une forte abstention, pour le résultat que l’on sait... L’amère impression que les leçons du passé proche n’ont pas été retenues. Mais la tentation du populisme n’est pas réservée qu’à certains hommes ou femmes politiques. Que penser en effet de la communication télévisuelle, qui scénarise l’actualité, et fait systématiquement la part belle au fait divers au détriment des débats de fond, qui fait prévaloir la réaction à chaud et l’immédiateté au détriment de l’analyse prospective et de la réflexion….
Hugo Chavez, est un maître en la matière. Après une campagne ultra populiste, il est élu Président du Venezuela de façon tout à fait démocratique. Et c’est maintenant tout à fait démocratiquement qu’il va faire modifier la constitution de son pays pour se faire nommer Président à vie…… Populisme, attention danger !!!!